Le judo est un et un sport de combat développé au Japon à partir des arts martiaux
de ce pays
et basé sur la souplesse, la rapidité et l'utilisation de la force de l'adversaire.
Ce sport de combat n'utilise pas d'atemis (coup sur le corps).
Les combattants s'affrontent dans le but , soit de projeter l'adversaire au sol, soit de
l'immobiliser au sol durant un temps déterminé, soit de le forcer à abandonner grâce
à un étranglement
ou une clef de bras (menace de luxation du coude).
Dans un randori (exercice libre), les 2 judokas sont face à face et se saluent.
Ce salut traditionnel fait partie des rituels. Avant d'entrer sur le tatami
d'une salle de judo, il faut le saluer. De même lorsqu'on le quitte.
Dans un cours de judo, le judoka est dans le devoir de saluer (REI) son
professeur, d'abord assis puis debout, avant que le cours ne commence et
lorsqu'il se termine. Juste avant le combat, les deux combattants se saluent,
attendent le signal de départ (HAJIME). Lorsque la fin du combat est
annoncé (MATE) les deux combattants se remettent en position face à face
et se saluent.
Un judoka possède un judogi (=kimono), tenue épaisse ample blanche en coton, et le judoka se doit
d'en être digne. Cela passe par une ceinture bien nouée et un judogipropre et pas trop chiffonné.
La veste est maintenue par une ceinture enroulée deux fois autour de la taille. Apprenez à bien nouer
et plier votre Judogi :
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Le but ultime du judo a toujours été la recherche du IPPON, soit la victoire directe par une technique
efficace. En judo debout, cela se traduit selon quatre critères : chute largement sur le dos avec force,
vitesse et contrôle.
Cependant, la compétition étant ce qu'elle est, il faut pouvoir juger de l'efficacité
d'une technique partiellement réussie. Ces critères sont la qualité de la projection et la position de
réception de l'adversaire en combat debout.En judo au sol, est jugée la technique et
le temps
d'immobilisation (un abandon donne la victoire et fait bien souvent suite à une technique d'étranglement
ou de clé au coude réussie). La compétition est organisée, pour chaque catégorie, sous la forme d'un
tournoi à élimination directe.
Tandoku-Renshu : se pratique seul, les mouvements techniques sont répétés dans le vide,
c'est un travail de modélisation mentale du placement spatial du corps et de celui du
partenaire imaginaire.
Uchi-komi : signifie "rentrer dedans". Se pratique à deux pour travailler en répétition l'entrée
d'une projection (déséquilibre, placement du corps, lancement de la technique) sans faire
chuter le partenaire.
Nage-komi : se pratique à deux, c'est la suite logique de l'uchi-komi puisqu'il s'agit de répéter
plusieurs fois une technique entière, avec chute lorsque l'on travaille le nage-waza. Il est possible
de travailler en nage-komi en ne-waza (au sol).
Yaku-soku-geiko : dans le même esprit que le nage-komi, cet exercice s'effectue en déplacement
permanent, lors duquel tori profite d'opportunités pour lancer des attaques. Uke chute à chaque
fois, n'esquive ni ne bloque les attaques.(c'est une sorte de randori d'étude).
Kakari-geiko : est une sorte de randori dans lequel on impose un thème. On peut donner comme
exemple : Tori a un rôle offensif, il attaque constamment uke qui doit se défendre sans toutefois
bloquer complètement tori afin de lui permettre de travailler.
Randori : se traduit par "entraînement libre". Le randori est une forme de combat souple, dans
lequel les deux judokas sont partenaires plus qu'adversaires puisqu'ils doivent permettre à l'autre
de travailler. Il faut donc ne pas bloquer l'autre, tout en opposant une résistance modérée pour
simuler les conditions d'un combat. C'est un exercice difficile à réaliser dans cette optique.
Shiai : il s'agit de combat comme en compétition. C'est aussi une appellation de certaines compétitions
qui sont faites pour les ceintures de 1er Kyu ou plus pour obtenir leurs points Shiai et donc une fois
les 100 points requis obtenus donnent l'accès a l'examen de montée de grade. Si un judoka Gagne
6 combats Shiai d'affiler, il reçoit les 100 points d'un coup.
Lors des compétitions officielles, les judokas sont répartis en catégories en fonction de leur poids.
Les combats se font ensuite entre judokas d'une même catégorie, et un classement final est obtenu
pour chaque catégorie.
Il existe aujourd'hui 7 catégories masculines et féminines :
Les avantages sont :
• KINZA :
Cet avantage n'est pas comptabilisé, ni annoncé, mais doit être pris en compte par l'arbitre pour
départager les combattants en cas d'égalité. Il correspond à une attaque franche ou à un ancien koka
(correspond à une petite chute non comptabilisé - disparu en 2008)
• YUKO :
Il correspond à une chute sur le côté (chute latérale), ou bien une chute sur les fesses avec l'impact
sur le bas du dos. Si la vitesse de chute est élevée et immédiatement suivie d'un contact du dos au
tapis, cela vaut un WAZA-ARI.
• WAZA-ARI :
Il correspond à un impact sur le dos, mais où la force et la vitesse de la projection sont insuffisants.
Il peut aussi être donné suite à une chute sur les fesses ou le bas du dos suivie immédiatement
d'un contact des 2 épaules au tapis.
• IPPON :
Il correspond à une projection avec impact sur le dos (contact des 2 épaules au tapis) avec force,
vitesse et contrôle, et donne la victoire (c'est la fin du combat).
C'est toujours l'avantage le plus fort qui l'emporte, ce qui veut dire qu'un WAZA-ARI est plus fort
que n'importe quel nombre de YUKO. Lorsque le même combattant marque deux WAZA-ARI, il gagne
par WAZA-ARI AWASETE IPPON. Lorsque l'avantage le plus fort est le même pour les deux combattants,
le vainqueur est celui qui en a le plus. Si c'est une égalité, on prend en compte l'avantage inférieur
et ainsi de suite jusqu'au plus petit avantage.
B/ Combat au sol
Un avantage est donné en combat au sol après une immobilisation de l'adversaire. Pour qu'il y
ait immobilisation, il faut que les deux épaules de l'adversaire touchent le tapis et que le contrôle se
fasse le buste tourné vers le tapis. L'arbitre crie alors OSAE-KOMI en avançant le bras tendu et le pied
posé en direction des combattants, et le chronomètre d'immobilisation se met en marche.
On juge que l'adversaire a réussi à sortir de l'immobilisation quand sa sortie est totale : soit il est sur
le ventre (les deux épaules tournées vers le tapis), soit il a renversé complètement son adversaire,
soit il avorte le contrôle adverse en enveloppant la jambe ou le buste de son adversaire avec ses
jambes. L'arbitre crie alors TOKETA en agitant latéralement le bras tendu en direction des combattants.
On arrête alors le chronomètre et on relève le nombre de secondes qu'il indique.
Pendant ce temps, le combat continue jusqu'à ce que l'arbitre donne le signal d'arrêt MATTE, quand
il n'y a plus de suite technique intéressante.
Les avantages sont donnés selon le temps d'immobilisation :
• YUKO :
Une immobilisation entre 5 et 14 secondes
• WAZA-ARI :
Une immobilisation entre 15 et 19 secondes
• IPPON :
Une immobilisation de 20 secondes
La victoire (par IPPON) est donnée suite à un abandon de l'adversaire. En combat au sol, l'abandon
est très fréquemment provoqué par un étranglement ou une clé au coude (la seule autorisée en judo).
Pour signaler son abandon, le combattant frappe trois fois sur son adversaire ou sur le tapis, avec la main,
ou avec le pied si ses mains sont indisponibles.
ATTENTION : Les étranglements et les clés de bras sont autorisés dans la limite des techniques du judo
et sont INTERDITS en catégories Benjamin(nes) et Poussin(nes) et Minimes.
L'attribution d'avantages debout, voire au sol, par l'arbitre est confirmé grace à l'aide des arbitres de coin
(en compétition). La décision validée par au moins deux des trois arbitres l'emporte. Sortie du tatami,
la décision est incontestable.
Les différentes pénalités sont des SHIDO qui s'accumulent. En cas de non-combativité, le premier
avertissement est "gratuit". En cas de récidive, première pénalité par SHIDO. Pour les autres cas
de fautes, les pénalités sont immédiates.
• Le 1er SHIDO :
donne un YUKO à l'adversaire.
• Le 2eme SHIDO :
donne un WAZA-ARI à l'adversaire.
• Le 3eme SHIDO :
vaut une victoire de l'adversaire par IPPON
• HANSOKU MAKE :
Faute grave qui signifie une élimination directe du combattant.
Pour les éliminations directes, jusqu'à 2005, la règle était la suivante : si un HANSOKU-MAKE est
donné, il est éliminatoire, non seulement du combat, mais aussi de la compétition. Depuis 2005,
on distingue
deux cas : les fautes graves volontaires, éliminatoires de la compétition, et les fautes
graves
involontaires, qui n'excluent que du combat.
B/ Fautes sanctionnées :
Les trois premières pénalités sont données principalement pour des fautes de type :
non combativité (passivité), refus du combat (fuite ou sortie volontaire de la zone de combat),
attitude excessivement défensive (bras tendus, buste complètement plié vers l'avant, saisie du
judogi particulière non suivie d'une attaque), fausse attaque (et non pas une tentative avortée
qui fait partie du combat), gestes interdits (doigts à l'intérieur de la manche, membre sur le visage
de l'adversaire, ...).
Les HANSOKU-MAKE sont donc donnés soit par accumulation de 3 SHIDO, soit après un geste
contraire à l'esprit du judo, ce qui peut signifier la non prise en compte de l'arbitre, des remarques
faites à celui-ci ; soit après une action mettant en danger l'adversaire ou soi-même.
Les gestes dangereux sont très nombreux mais faciles à éviter.
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